Esquisse de la couverture de Raymond et Augustine
La toute première étincelle
D’où viennent les idées ?
Je crois que c’est la question que l’on me pose le plus. Que ce soit en atelier en milieu scolaire ou en salon, visiblement l’inspiration intrigue… Je vais être honnête avec vous, moi aussi je trouve ça étrange.
Pour Raymond et Augustine, je n’ai jamais eu l’intention d’écrire un livre pour enfants. Je crois que je n’aurais pas su le faire. Je me serais sans doute mis des barrières en pensant qu’il fallait écrire comme ci ou comme ça…
Ce qui est sûr, c’est que j’avais ces deux prénoms en tête depuis un bon moment. Je savais qu’un jour, j’écrirai quelque chose avec un Raymond et une Augustine, mais ça n’allait pas plus loin.
Et puis un jour, j’étais dans un parc à Paris, je me souviens de l’endroit exact. Raymond et Augustine sont devenus des jumeaux et ils allaient faire le tour du monde. Tout était très clair dans ma tête (au moins pour ces deux points-là).
Retour ultra rapide à la maison (heureusement ce n’était pas loin) et début des premières lignes.
Du texte à l’image : le dessin s’invite
Je n’avais pas l’intention d’écrire de la littérature jeunesse. Je n’avais pas l’intention de l’illustrer non plus !
Au fur et à mesure de l’avancée de l’écriture, j’ai commencé à griffonner des petites choses. C’était vraiment des gribouillis comme ceux que l’on fait en téléphonant.
Les fameux gribouillis de départ
Un rond, un triangle, un trait, deux traits. Poubelle. Ecriture, gribouillis, re-poubelle.
Bref, j’ai fait ça tout au long de l’écriture de ce tome (qui n’était pas un tome, puisque dans ma tête à ce moment-là, ce n’était rien de plus que le tour du Monde vu par des yeux d’enfants impertinents mais lucides). A la fin, j’avais plus ou moins un arbre et deux silhouettes. L’une en short, l’autre en robe.
Quand le premier gribouillis devient la couverture : la drôle de surprise
Au moment de créer la couverture, Hello Editions et moi-même étions d’accord sur le concept de l’arbre central avec un enfant de dos, de chaque coté. Il y a eu plusieurs essais super bien faits, mais ce n’était pas Raymond et Augustine.
C’est compliqué de dire à quelqu’un qui fait du bon boulot : “ c’est bien, mais ça va pas ”. Une fois, deux fois, trois fois. J’ai vraiment cru qu’on n’y arriverait pas. J’étais dépitée.
J’ai fini par expliquer à la graphiste que ce qu’elle faisait était trop bien, trop propre, trop beau et que moi, je voulais juste un petit dessin simple que je pourrai refaire en dédicace. ( Drôle d’idée ! Je n’ai jamais eu l’intention de faire des dédicaces dessinées.)
Les différentes couvertures de Raymond et Augustine éditées par Hello Editions
En tout cas, ça a été le déclic. Une heure après, Hello Editions m’envoyait la couverture ! Raymond et Augustine existaient !
Quand j’ai demandé aux équipes comment elles avaient compris, elles m’ont dit qu’elles avaient juste retravaillé mon “gribouillis” de départ : un trait un peu plus “ cartoon ”, des couleurs vives et c’est tout !
Et après ?
Dans le prochain article, je vous emmène en classe. Je vous raconterai comment Raymond et Augustine ont quitté mes carnets pour aller à la rencontre des élèves lors des rencontres d’auteur et ateliers scolaires.
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